Départ à Montréal : la banque

Je pars très bientôt à Montréal pour quelques années, et une des choses à faire en arrivant est d’ouvrir un compte bancaire. On se rend vite compte que les choses ne fonctionnent pas tout à fait comme en France…

N’étant pas encore au Canada, je n’ai pas une connaissance parfaite du système bancaire au Canada, et je viendrai compléter cet article si nécessaire.

Ouvrir un compte

Une chose assez pratique lorsque l’on arrive de l’étranger, est la possibilité offerte par certaines banques de pré-ouvrir un compte par internet. Il s’agit d’un simple formulaire à remplir. Les banques reprennent ensuite contact avec vous pour finaliser la création de compte lors d’un RDV en agence, au Canada.

A noter aussi que certaines banques proposent des offres spéciales pour les nouveaux arrivant, avec souvent une gratuité des frais la première année.

Avantages :

  • Juste un petit RDV pour fournir l’original des documents (passeport, visa…)
  • La carte de débit sera déjà prêt
  • On peut faire un transfert de fonds avant l’arrivée au Canada

Le « credit-score »

On remarque sur la plupart des annonces d’appartements en location la mention « enquête de crédit ». Il s’agit en fait de la vérification de votre « score de crédit ». Celui-ci est un indicateur de votre capacité à rembourser vos crédits en temps et en heure. C’est donc une bonne indication de votre capacité à payer régulièrement le loyer, ce qui est évidemment important pour le propriétaire. Le score de crédit dépend de tous les crédits que vous contractez au Canada, dont les cartes de crédit que je vais évoquer dans la suite de cet article.

A noter que vous n’aurez pas de score de crédit en arrivant. C’est normal. La plupart des propriétaires sont sensibles à cela, et vous demanderons certainement une preuve de revenus et votre passeport+visa à la place.

Les cartes de crédit/débit

Une grosse différence avec la France.

Les cartes de débit fonctionnent comme en France : on paie et l’argent est pris directement sur notre compte. Facile.

Les cartes de crédit sont assez différentes. Il faudrait comparer cela à une ligne de crédit à la consommation permanente. Chaque carte de crédit a un plafond (disons 1000$, qui sera sûrement le plafond de votre première carte, tant que vous n’aurez pas un bon score de crédit). Lorsque vous payez, vous passez en négatif sur votre carte (vous utilisez votre ligne de crédit). Vous avez un délai pour « recharger » votre carte(= rembourser votre crédit). Si vous remboursez à temps, cela ne vous coûte rien. Si vous remboursez en retard, des taux d’intérêts assez énormes (souvent autour de 20%) s’appliquent. Attention donc à bien « recharger » régulièrement votre carte de crédit.

Si vous êtes bien sérieux, votre score de crédit va rapidement s’améliorer. Mais attention ! Chaque retard fait baisser votre score !

Dans le cas où vous auriez besoin de faire une grosse dépense supérieure au plafond de votre carte de crédit, vous pouvez la « supercharger », c’est à dire transférer dessus plus d’argent que ce que vous avez à rembourser. Votre carte de crédit passe alors en « positif », et vous pouvez dépenser au maximum tout ce que vous avez en positif + votre plafond de crédit. (Par exemple si j’achète pour 2000$ de meubles sur une carte avec un plafond de 1000$, et que j’ai actuellement -500$ à rembourser, je vais charger sur ma carte au minimum 1500$ pour qu’elle arrive à un solde de +1000$).

Facile, non ?

Retirer du liquide

Avec votre carte de débit, vous pouvez retirer du liquide dans tous les distributeurs de votre banque sans frais. Si vous retirez dans un distributeur d’une autre banque, ou dans un distributeur indépendant (souvent dans des magasins), alors il y a des frais (quelques dollars) prélevés par le distributeur.

Vous pouvez également dans la plupart des commerces demander du cash au moment de passer en caisse. Vous aller donc payer ce que vous avez acheté + le liquide que la personne en caisse vous donnera. Pas de frais dans ce cas.

 

Comment j’en suis venu à aimer le running

Je déteste courir. Ça fait mal. Aux pieds. Aux mollets. Aux genoux. J’ai été obligé de courir le 3*500m pour le Bac. Une horreur. J’ai tenté une épreuve « découverte » du Triathlon de Paris. 1500m de course pour finir. Une horreur.

Ça, c’était moi jusqu’à Septembre 2016.

Après avoir fini mes études, je me demandais ce que je voulais faire. Une carrière en tant que Gendarme m’intéressait, et il y avait à la sélection des épreuves de sport…avec de la course à pied. Pas le choix, je devais m’y mettre.

J’ai donc lu quelques trucs sur internet. Quelles chaussures choisir ? LA question. Ayant les pieds plats/valgus, mon podologue et les vendeurs de Décathlon m’ont conseillé des super chaussures, avec un très très bon maintient et beaucoup d’amorti. 130€. Ouch ! J’ai acheté.

J’ai du courir 2-3 fois avec. Toujours des douleurs aux genoux après une séance. Une impression de lourdeur et de manque de dynamisme (même si je ne suis pas un pro, loin de là). Le magasin où je les avais acheté a accepté de les reprendre (ils ont une politique de retours excellente).

J’ai donc continué de lire ce que je trouvais sur le sujet. J’ai écouté (livre audio) « Born to Run », et je me suis dit : pourquoi pas essayer la course minimaliste ?

J’ai donc acheté ça :

2017-04-12 13.42.38-1

C’est bizarre à mettre, la semelle est super fine et l’amorti inexistant… Mais qu’est-ce qu’on est bien dedans ! On a l’impression d’être pieds nus ! (j’avais essayé la course pieds nus, mais je me suis arraché une partie de la peau sous le pied…pas top).

Pourquoi la course minimaliste ?

On trouve énormément d’informations et d’avis sur la  course minimaliste.

Le principe de base est de revenir à un mouvement et à une foulée plus naturelle. L’Homme court depuis des millénaires. Certains disent que l’Homme est la machine à courir. Notre anatomie est faite pour courir. Nous avons une endurance extraordinaire. Dans le Man versus Horse Marathon, un Homme gagné deux fois !

Le fait de courir pieds nus, ou avec des chaussures minimalistes, nous force à avoir une bonne foulée et à atterrir, non pas sur le talon, mais sur l’avant/milieu du pied. C’est le pied qui joue le rôle d’amortisseur, pas la « semelle ultra high-tech en mousse X-tra multidensité ». Quand on atterri sur le talon, c’est un vrai choc qui se propage jusqu’aux genoux et hanches…pas bon. Evidemment, c’est dur pour le mollet au début. Mais les muscles s’adaptent. On court de plus en plus loin, de plus en plus vite. Nos foulées deviennent plus courtes, et la cadence augmente, ce qui aide aussi à ne plus atterrir sur le talon.

Pour certains, la course minimalistes ne conviendra pas. Selon la morphologie, la foulée, et l’expérience passée en course à pied, certains vont préférer, à raison pour eux, la course avec des chaussures plus sophistiquées. Mais pour ceux qui ont des douleurs aux articulations, qui n’ont jamais aimé la course, ou qui veulent juste essayer quelque chose de nouveau, ça peut valoir le coup d’essayer la course minimaliste !

Pour ma part, je suis conquis !